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[ Zazie dans le métro ]

J’avoue, toute paresseuse et geek que je suis, cela faisait longtemps que je n’avais pas ouvert un livre… J’dirais plutôt ouvert ET lu en entier, parce qu’un livre, c’est facile à ouvrir, mais il y en a peu qui sont difficiles à fermer. C’est le cas de Zazie dans le métro de Raymond Queneau.

L’histoire d’une enfant peu commune, armée d’un vocabulaire peu châtié, effrontée, curieuse, et dont le but principal de sa venue à Paris est de visiter le métro. Son oncle, un homme mystérieux veilleur de nuit, et toute une panoplie de personnages, voulus comme typiques de la capitale, attachants, originaux et essentiels.

Tu causes, tu causes, c’est tout ce que tu sais faire.

Vous me direz, lire Zazie dans le métro à 20 ans, c’est un peu tard… Sans doute, et je ne répondrai pas à cet affront, seulement, je l’ai aimé, adoré même. Un personnage principal dont l’insolence fais rêver la plupart d’entre nous, le culot aussi ; attachante de par son histoire, à laquelle je mettrai une claque si c’était ma nièce. Et c’est sans doute cela qui m’a plu, avoir son courage, la vulgarité dans ses propos, et l’aisance avec laquelle on lui pardonne.

Et puis Queneau a cette manière d’écrire qui déculpabiliserai n’importe lequel d’entre nous, les mots anglais sont écrits en phonétiques, bloudjinnzes, et puis mon cul oui ! Et il a ce style, direct, sans tournures ni descriptions inutiles, cette facilité à décrire, ce qu’on retrouve assez peu dans les romans commerciaux aujourd’hui. C’est sans doute à cause de ses romans trop commerciaux, comme ceux de Musso, pour n’en citer qu’un, qui dans l’espoir et la conviction de vendre plus, on enrobe, une histoire des plus niaises, où l’amour tient une place principale et dont l’intensité de la passion fait rêver toutes les ménagères et leurs filles, avec des descriptions longues, emprises de mélancolie et qui trainent sur des pages entières. Bref, c’est à cause de tels romans, que j’ai, depuis quelques temps, toujours ouvert les livres, et très vite refermé, étonnée par tant de descriptions et de mignardises. Queneau, lui, parle des rapports entre humains et de leur complexité, de comment expliquer certaines choses à une enfant, mais aussi les relations difficiles que les adultes entretiennent avec les enfants, surtout quand ces premiers n’en ont pas l’habitude.

Alors, en ayant refermé ce livre, j’ai juste eu envie de dire merci Queneau, merci Zazie, bientôt je pourrais dire, j’aime lire de nouveau.

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