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Articles tagués “François Cluzet

[ Mon père est femme de ménage ]

Mon père est femme de ménage

 » ça veut dire que tu regardes plus souvent le sol que le ciel et que ça t’empêche pas de marcher dans la merde « 

Mon père est femme de ménage, c’est une bande annonce plutôt attirante, le prix du public au festival international du film de comédie à l’Alpe d’Huez et un casting assez bien choisi : François Cluzet , mais surtout Jérémie Duvall que l’on a découvert dans Le fils à Jo. Des dialogues pas trop mal ficelés, et des répliques cinglantes, drôles ; c’est à peu près tout ce qu’offre ce film. Malgré une situation initiale qui offre des tas de promesses, le reste du film est une succession de moments drôles sans vraiment de fond ; et une fin plus que rédibitoire pour accéder aux films qui peuvent être classés dans « Quoi en penser ? « 

Le personnage principal, Polo, 16 ans, vit sa vie de collégien, et partage le reste de son temps avec sa famille : une sœur obsédée par les élections de miss, une mère alitée qui passe ses journées devant la télé et son père, femme de ménage. Les stéréotypes s’inversent, il y avait de la matière, mais le soufflé se dégonfle. A vrai dire, on n’est pas à regarder sa montre, impatient de pouvoir enfin sortir de la salle, mais on ne comprends où veut en venir la réalisatrice, et on la sait irrattrapable une fois que le générique défile. Elle racontait quoi l’histoire au fond ? Rien.

Selon la réalisatrice Saphia Azzeddine, il s’agit d’une comédie sociale. A vrai dire cette écraivaine de trois bouquins, actrice dans la dernière daube l’Italien et réalisatrice pour la première fois sur ce film, n’a pas la carrure pour réaliser un chef d’oeuvre. Ce n’est bien sur pas sur ce CV que je m’appuie, mais sur une interview qu’elle donne à propos de ce film.  » Comédie sociale  » insinue un minimum de conviction à défendre, elle définit ainsi sa réalisation parce que c’est de « l’humour qui n’est pas bête, qui cherche à faire passer un message » ; le seul message qu’il est possible de comprendre c’est qu’à l’adolescence il est normal de ne pas se sentir à sa place. Toute personne de plus de 17 ans, l’a bien compris.

Il n’est pas dans mes habitudes de dénigrer un film, je reconnais toujours, et là aussi, le travail de création. Saphia Azzeddine a adapté un de ses livres pour ce film, il doit être grisant de pouvoir faire une telle chose, mais il est important de réfléchir que réalisateur est un métier qui s’apprend. Une lacune qu’elle reconnait dans cette interview à travers l’aveu qu’elle n’a jamais suivi de cursus cinématographique. En plus d’être assez mal réalisé, avec une bande son qui n’est même pas potable, la réalisatrice semble voir la vie en rose en voulant dénoncer les classes sociales et l’imperméabilité de celles-ci, les blagues racistes et antisémites, qu’elle même semble découvrir alors que la majorité de ses spectateurs les connaissent au quotidien.

Je ne vous conseille pas de le voir, mais je tiens à souligner la prestation de François Cluzet, qui avec l’expérience qu’il a acquis n’est plus une surprise. Mais surtout celle de Jérémie Duvall, qui signe dans ce second film une prédisposition à devenir une tête bien connue du cinéma français, très bon acteur, il ne devrait pas se faire de souci pour son avenir.

Ce film est drôle, sans pour autant en verser quelques larmes hilares. Une fois ce film vu il est facile d’affirmer que la réalisation n’est pas l’affaire de tout le monde.

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[ Paris ]

Cédric Klapisch, réalisateur, notamment de l’auberge espagnole ou de sa suite les poupées russes. Reconnu dans le métier, plus rien n’est à prouvé, il filme les choses du quotidien, l’amitié, l’amour, la mort…

Dans Paris, sort en 2008, il s’attaque de nouveau au thème de l’amour et de la vie, dans une narration qui ressemble en quelque sorte à celle de Love Actually, un enchevêtrement d’histoires mettant en scène différents personnages, dont les vies se croisent, s’entrecoupent, se construisent, se font grandir les unes les autres (mais là c’est pas une daube). De la même manière que JP Jeunet traite le sujet dans le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, il filme Paris, son âme, au travers de ses habitants, avec un côté un peu moins abracadabrantesque.

Avant j’me souviens y’avait les normandes, moi j’adorais les normandes, et c’est des travailleuses les normandes, c’est comme les alsaciennes.  Ah oui non mais, c’est parce que y’a des différences hein. Par exemple, si vous prenez une bretonne, bah vous ferez jamais travailler une bretonne comme vous faites travailler une normande ou une alsacienne. C’est des dures à cuire les bretonnes, y’a rien à en tirer. Ah pis je ne vous parle pas des corses ! Enfin bref, tout ça pour vous dire, figurez vous que j’ai découvert une chose, c’est les beurettes ! Bai oui, les beurettes. J’en ai une là humm, quelle jugeote ! Mais c’est une perle, alors, oui c’est vrai, je ne cache pas qu’elles ont du tempérament, mais enfin mon vieux dans le travail, elles sont là, elles sont droites et elles savent donner !
Karine Viard, dans le rôle de la boulangère, quelque peu xénophobe, parisienne conne.

Dans ce méli-mélo d’histoires mélancoliques, drôles, hilarantes, tristes,… on retrouve des têtes d’affiche du cinéma français :

  • Fabrice Lucchini, prof d’histoire
  • François Cluzet, frère de ce dernier
  • Romain Duris, ayant une maladie au cœur, c’est autour de lui que l’histoire se construit
  • Juliette Binoche, sa sœur, là pour le soutenir, en dépression amoureuse

Mais encore, Karine Viard, Mélanie Laurent, Albert Dupontel, Gilles Lellouche, Julie Ferrier

Construit autour d’une personne prête à perdre la vie, le film traite de sujets de tous les jours, mais essentiellement, le bonheur. Bien souvent rattaché à l’amour, sa quête, sa découverte, redécouverte, s’ouvrir au monde, le partager. Sur un fond d’humour, on traite de gens simples, pris au milieu d’histoires de famille, d’amis, de travail…

Un film d’humour, l’histoire d’amour que chacun entretient avec la vie, en la découvrant, la construisant, en rompant avec.